2012, plus qu'un film de grand spectacle, une œuvre surréaliste.
Derrière les girafes et les éléphants volants déplacés vers la Chine pour retourner en Afrique, les limousines aux suspensions à toutes épreuves traversant les bâtiments qui s'effondrent, les pompiers américains en France, les avions très robustes, la chance incroyable des protagonistes, et j'en passe, se cachent les désirs profonds du réalisateur à travers des images et scènes surréalistes.
En effet, on remarque principalement la toute puissance du personnage principal, Curtis un auteur, dont il faut faire transposition avec EMMERICH, qui s'échappe sans problème tel un super héros d'un monde qui "s'effondre".
Son seul problème est sa frustration sexuelle, face à "Gordon" puissant maître sexuel retoucheur de forme qui s'est approprié sa femme et ses enfants.
La girafe volante tout comme le tuyau coincé sous l'eau sont des images fortes. Pourtant d'apparences opposées, elles ont une forte connotation sexuelle et soulignent la frustration du réalisateur à ce niveau. On peut y ajouter d'autres formes phalliques et sexuelles évidentes : la longue limousine, la tasse de thé zen qui déborde, les tsunamis, les longs bâtiments qui s'effondrent, les cornichons, les avions qui tombent et les Arches.
Ces dernières sont le refuge, le retour aux sources qui permettent à Curtis de retrouver sa puissance sexuelle initiale (en débloquant "son" tuyau) après la mort inévitable de son ennemi. Ces éléments fantasmés permettent le retour féerique de sa femme dans ses bras les minutes suivantes.
Curtis est-il tout simplement peut-être encore en train de rêver dans son canapé ?
Quoi qu'il en soit cette œuvre restera mystique, et beaucoup de gens n'y trouveront pas de réponses formelles. Il faut sans doute aller au-delà du film, se vider de nos questions (qui sont pourtant si perturbantes lorsque l'on regarde de telles situations...) pour le "voir" simplement (comme le dirait le maître Zen avec sa tasse).
Remercions ROLAND EMMERICH pour nous avoir dévoilé à travers son œuvre, ses principales forces créatrices, telles que la frustration sexuelle et le vide d'esprit.